_____ H e l l o , :)



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Ici , vous me préviendrez de la publication de vos chapitres .

Ici, vous balancerez vos pubs .
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/!\ Au fait, je tenais à mettre les points sur les i. Je ne lirai plus les fictions qui ne lisent pas la mienne. Ainsi soit-il, Noel est uniquement le 25 décembre, non ? Franchement, pouquoi perdrai-je du temps pour vous, si vous ne prenez pas la peine de commenter mon travail ? Sinon, si certaines de mes lectrices souhaitent ma participation afin de lire leur histoire, je suis toujours ouverte ! C'est ici que vous me le direz dans ce cas :) ! Je voudrais cependant le prologue ou quoi par commentaire histoire d'avoir un avant-gout. Merci.


PROBLÈMES DE CONNEXIONS ARRANGÉES , PUIS VACANCES .
JE CONTINUE MA FICTION .




# Posté le jeudi 30 juillet 2009 11:43

Modifié le samedi 12 décembre 2009 08:47

> IxNeedxY0uu < _____

> IxNeedxY0uu < _____

_____ P r o l o g u e ,


- Il m'arrivait souvent de penser à la manière dont j'allais m'y prendre pour reconstituer entièrement le puzzle qui ne représentait rien d'autre que mon insignifiente existence. Une fois encore, c'est ce que je faisais à cet instant. Et encore une fois, je parvins à cette etouffante, malheureuse et vraie conclusion - c'était impossible. Une seule pièce, qui se trouvait être la plus importante, manquait à l'appel.
- Cependant, le jour où le passé décida de se manifester pour bouleverser mon présent, j'eus l'impression, pendant un très bref instant, que cette pièce venait de nouveau à moi. La scène se modifia tout aussi rapidement et les maigres espoirs que je m'étais autorisé explosèrent uns à uns, provoquant un torrent de larmes et de souffrance que je ne pouvais vaincre seule.
- Le retour à la réalité fut pénible, sans personne pour me rattraper à la fin de ma chute.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


_____ A v a n t - G o û t ,


- Laisse-moi partir, c'est tout ce que je veux, lui murmurai-je.
- Mais pourquoi ? souffla-t-il.
- Je n'en peux plus, Edward ! Je suis très jeune, j'ai la vie devant moi et je veux réussir
- dans mes études. Seulement, si j'obtiens une bourse à Jacksonville dans l'université le
- plus important pour ma carrière, tu ne pourras pas venir avec moi à cause du soleil.
- Alors, tu ne me laisseras pas partir..
- Je ne m'opposerai jamais à tes choix.
- Pourtant, tu voudras être avec moi.
- Oui, mais je resterai ici en attendant que tu termines tes études.
- Et le temps, tu y as pensé ? Je ne saurai t'attendre si longtemps !
- C'est pour cela ?
- Quoi?
- C'est pour ça que tu me quittes ?
- J'ai envie de faire des études.
- S'il te plait, reste.
- Je regretterai si je n'y vais pas !
- J'ai assez d'argent pour tout te payer.
- Mais j'ai envie de faire quelque chose de ma vie !
- Tu seras avec moi.
- Et si tu me quittes ? Je me retrouverai à la rue avec rien comme un chien !
- Cela n'arrivera pas.
- Tu n'en sais rien.

Et là, j'eus le malheur de croiser ces prunelles. A cet instant, son regard reflétait seulement de la souffrance. Je me sentais déchirée. S'il pouvait admettre mon point
de vue... Sortant de mes réfléxions, je vis qu'il s'était approché de moi.
Sa main monta, pourtant hésitante, effleurant ma joue avant de retomber
inerte le long de son corps.


- Pourquoi m'infliges-tu cela ? m'interrogea-t-il.
- Je...

Je me tournai et m'en allai à toutes jambes. Je ne voulais pas craquer devant lui.
Ces gouttes salées commençaient à rouler le long de mes joues. J'entendis mon
prénom plusieurs fois, il avait la voix brisée, éteinte, morte. Au fond de moi, c'était
le brouhaha. Toutes sortes de sentiments occupaient mon coeur, je souffrais.

Une première Impression ? *
__

# Posté le vendredi 19 juin 2009 10:16

Modifié le mercredi 05 août 2009 11:33

Chapitre 1 « Forbidden to remember - Terrified to forget. »

Chapitre 1 « Forbidden to remember - Terrified to forget. »
-

" Tu as su illuminer mes journées, tu étais mon soleil à Forks.
Mais depuis ce jour, même si la décision était mienne,
je vis sous l'orage.
"


Cela faisait plusieurs mois que je sombrais. Je ne sais pas exactement combien, j'avais perdu toute notion de temps. Je n'avais même pas été à Jacksonville, et je n'arrivais pas à regretter cette décision. Elle me parassait juste, bien qu'un peu tardive. En tout cas, j'avais passé l'été le plus horrible de ma vie, peut-être même la période la plus sombre de mon existence. Ce que j'avais fais, je n'y croyais toujours pas. Je m'étais faite à l'idée de l'avoir perdu, pourtant, au plus profond de mon âme, j'espèrais que ce n'était qu'un cauchemar, et l'heure du réveil viendrait d'ici peu. Cependant, ce n'était pas le cas. J'avais perdu tout le monde, seul Charlie restait, ainsi qu'Alice. Les autres, je ne les croisais plus. Seule Alice me rendait visite, passait du temps avec moi. Elle ne baissait pas les bras et espèrait me redonner gout à la vie. C'était impossible, et ça, je le savais. Une vie sans lui, me paraissait invivable, même, était inexistante. Je me demandais comment cela se faisait t-il que j'existais toujours. N'y avais-je pas mis fin à ma vie en quittant .. en le quittant ? J'existais seulement, au milieu de tous ces gens, je ne vivais plus. L'étincelle que j'étais avec lui s'est éteinte. Alice faisait tout ça pour rien me dis-je soudain, c'était comme essayer d'allumer un feu sans bois. Assise sur mon lit, elle me regardait avec un air que je ne saurais nommé. Ces derniers temps, je ne pouvais même plus dinstinguer le bien du mal tant j'étais plongée dans l'enfer. Elle se leva soudain de sa démarche souple, et se mit à genou devant moi. Me prenant par les bras, elle me secoua un peu trop fort.


- Secoue-toi Bella ! J'en peux plus de te voir comme ça !
- Si ça continue, j'obligerai Edward à te rendre une petite visite.


Je tressaillis, jamais depuis ce jour, elle n'avait prononcé son prénom. Ni même m'avait fais un tel chantage. La plaie dans mon coeur s'est ouverte une nouvelle fois, me faisant plier en deux. Au fur et à mesure du temps, j'ai réussi à contrôler ma douleur, la niant même parfois. Tous ces efforts s'étaient révélés vains à présent qu'elle m'a enfoncé le couteau. Elle me prit dans ses bras si rapidement, que je n'eus même pas le temps d'identifier ses mouvements.


- Excuse-moi, je ne voulais pas dire ça , seulement c'est plus fort que moi.
- J'ai l'impression de te perdre et je n'en ai pas envie, Bella !


Ainsi, elle n'était pas seule à l'avoir remarqué. Je m'éteignais petit à petit et je le sentais aussi. Cette remarque eut le don de me noyer dans mes tourments, mais comme toujours, Alice me venait à l'aide.

Cette nuit-là, mon sommeil fut bizzarement sans rêve. Etait-ce du à mon épuisement ou à l'absence de la pluie ? Ou parce qu'Alice était rentrée chez elle pour la première fois depuis quelques jours ou encore parce que j'avais vidé toutes les larmes de mon corps avant de tomber dans l'inconscience et que je n'arrivais plus à pleurer mon mal-être ? Toutefois, cette nuit ne fut pas désagréable.
Pourtant, au matin, j'avais l'impression que mon corps avait déjà fais le plein d'eau salée, je pouvais donc retomber dans cette routine n'importe où, n'importe quand. Plus tard, Alice passa et nous descendimes dans la cuisine pour déjeuner, enfin moi. Charlie étant déjà parti, je ne pris pas la peine de sourire. Tout au long du repas, Alice suivait chacun de mes gestes, comme si elle craignait que je perde la raison. Après tout, elle avait raison, j'étais devenue folle. Ou parano, peut-être.
Les cours se déroulèrent comme toujours, un peu ennuyant, fatiguant, mais je tenais le coup. Je n'avais plus de mauvaises notes, j'avais les meilleures notes de la classe. J'étais totalement indifférente à ce qui m'entourait, ce que je faisais. Les rires, les sourires, les blagues, le sarcasme, le bonheur, le vrai, je les avais tous enterrés à tout jamais. Mon cerveau ne faisait plus que l'essentiel.
A la fin des cours, Alice me rattrapa pour me dire qu'elle venait me chercher en fin d'après-midi.


- Et ça ne se discute pas ! me coupa-t-elle, voyant que j'étais prête à protester.


Le passage d'Alice annonçait une virée à Port Angeles. Pourquoi ? La connaissez-vous si mal pour ignorer qu'Alice adore les vêtements ? Aussi bizzare que cela puisse paraitre, ce n'était pas ennuyant. Je n'avais pas le temps de penser à autre chose mis à part ma présence dans les magasins. En effet, mes pensées devaient obligatoirement être centrées sur ce que me montrait Alice pour ne pas tomber dans son piège - elle me conseillait d'acheter des choses tellement .. osées, ouvertes, dénudées. Mais pour quoi ? Pour qui ? Je n'avais plus personne à qui plaire, qui concquérir, lui montrer que je mérite un tel Adonis. Ca y est, je dérape une fois encore. Pourquoi à chaque lien, tout revenait à lui ? Etait-il le centre du monde ? Non, mais du mien, oui. Je poussai un soupir. J'étais stupide. Voyant que j'étais debout en plein milieu du magasin sans rien faire, Alice me ramena sur terre en me demandant si j'avais déjà trouvé ma robe. Je la regardai incrédule.


- Bella, dit-elle en levant les yeux au ciel, rassure moi, tu sais ce qu'il y a demain ?
- Demain ? répétai-je inutilement
- Ton anniversaire ! Tu sais ça ? Ou tu te laisses tuer par .. le temps ? S'écria-t-elle


Je savais qu'elle avait changé les derniers mots de sa phrase. C'était tellement évident. Toutefois, je la remerciai intérieurement de ne pas m'avoir balancé ce qu'elle avait en tête. Puis, je baissai les yeux en me rappelant soudain la date de demain. Mon anniversaire, m'avait-elle dis.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

C'est mon premier chapitre ! :)
Pour moi, l'histoire-même n'a pas encore commencé,
c'est plutôt pour vous situer, un avant-goût donc.

Une Impression ? *

# Posté le samedi 20 juin 2009 05:44

Modifié le mercredi 05 août 2009 11:39

Chapitre 2 « Les routes de nos destins se coisent, une nouvelle fois. »

Chapitre 2  « Les routes de nos destins se coisent, une nouvelle fois. »



La ville de Forks commence à peine à ouvrir les yeux, mais je ne dors pas. Mon odorat était bien trop allarmé par l'odeur qui vagabondait dans l'air - que je reconnus comme étant celles des roses - pour ne pas me retirer le sommeil. Jusque là, je gardais les yeux fermés jouissant de la lumière chaude sur mon visage, quand une vérité s'imposa à moi. Ce jour est arrivé, celui que je redoutais, que je détestais et à vrai dire, celui que j'avais oublié jusqu'à hier. Je retenai un cri lorsque je vis, en me levant, ce qu'était devenue ma chambre. Un petit jardin de roses éparpillées un peu partout.


- ALICE ! criai-je telle une insulte.


Entrant dans la pièce, elle me regarda avec un immense sourire aux lèvres. Cependant, examinant mon regard, elle perdit toute assurance et plissa les yeux. J'étais prête à lui gronder dessus, mais elle avait certainement mis du temps à décorer ma chambre ainsi, et c'était une bonne intention. Je perdis pied ;


- Merci, chuchotai-je.


Son visage s'illumina à nouveau, et elle me sauta dans les bras. Son rire carillonna dans la pièce et je joignis mon rire au sien.


- Viens, je dois te préprarer.


Là par contre, je grimaçai. Elle m'entraina dans la salle de bain où elle avait soigneusement placées toutes ses affaires cosmétiques. Après m'être brossée les dents, elle me fit asseoir sur une chaise et commença à me maquiller, à me coiffer, et finalement, j'enfilai la robe qu'elle avait achetée hier sans m'avoir demandé mon avis. A ma plus grande surprise, lorsque je me regardai dans le miroir, je me suis trouvée jolie. Ce n'était pas osé, et j'étais bien. Ca me plaisait. J'aimais quand Alice savait contrôler ses envies. Bref, elle m'entraina en bas. Au moment où Charlie me vit, il ne sut que dire, cela se lisait clairement dans ses yeux.


- Tu es belle, me commenta-t-il en fin de compte
- Merci. A remettre sur le compte d'Alice.


Il s'approcha de moi pour me souhaiter un bon anniversaire avant de m'embrasser la joue. D'ordinaire, Charlie, ce n'était pas le genre d'homme affectif. Il était comme moi, ou plutôt, j'étais comme lui. Nous étions tous les deux genés lorsqu'il s'agissait d'exprimer nos sentiments. Ce n'était que quand Alice enroula un bandeau autour de ma tête et que nous étions sorties de la maison que je lui promis de bien me comporter, de tirer un trait sur le passé. Du moins, je pouvais tenir ma promesse aujourd'hui. Je ne savais pas pourquoi ces paroles traversèrent la barrière de mes lèvres, mais j'avais une conviction en moi qui me poussait à lui en parler. N'ayant rien répondu à ce que je venais de lui dire, je sentis la tension d'Alice, mais elle ne m'autorisa pas à enlever le bandeau qui me cachait la vue. J'ignorais quel était le lieu où elle m'emmenait, je savais seulement que le trajet n'avait pas été long. Elle m'extirpa de mon siège si vite que j'eus un raté. La délicatesse, elle ne la connaissait pas apparemment. Bref, tout autour de moi, je sentais la végétation. J'avais ma petite idée de l'endroit où je me trouvais, mais préférai la refouler aussi loin que possible plutôt que la confirmer. Alice ne m'aurait jamais fais ça, non. Elle devait avoir ne serait-ce qu'une part de pitié envers moi si elle tenait à ma raison !


- Alice.. commençait ma voix brisée par ... la peur ?
- Non, Bella, ne t'inquiète pas, il est absent.


Ainsi, elle savait que je savais. Une vision, sans doute. Mais pourquoi devait-elle me déchirer ainsi ? N'avais-je pas assez souffert, par ma faute en plus ? Avait-elle déjà oublié tout ce que j'ai enduré ? Il n'y avait qu'une seule question qui me démangeait la langue, mais je ne parvins pas à l'articuler tant j'étais paralysée - Pourquoi ?


- Tu nous manques, aux autres surtout. Moi, j'ai la chance de te voir tous les jours. Ils
- crèvent d'envie de te voir, Bella, me dit-elle comme pour répondre aux questions qui
- me clouaient la tête.


Mes jambes vacillèrent. La terre se fit sentir en colline sous mes pieds même si Alice enleva le bandeau. Je la regardai, affolée. Que devais-je faire ? Ils sont certainement en colère après moi, tous. Sans exception. Alice me lança un regard chaleureux certainement pour me rassurer, ce qui ne marcha nullement. Elle me prit la main et avança à petites enjambées. Devant la porte, elle marqua une pause et j'en profitai pour reprendre mon souffle. Je fermai les yeux, ouvris la porte et entrai dans la maison des Cullen. Je gardai les yeux fermés, connaissant cet endroit par coeur comme si mes pieds l'avaient quitté seulement hier. Cette comparaison me tordit l'estomac. Au fil des mes pas, suivis de près par ceux d'Alice, je sentis les larmes me monter aux yeux. Je m'approchai du salon en proie à un vertige. Je me rendis compte que je marchais vers mon passé - la promesse faite tout à l'heure à Alice avait perdu tout son sens. Tout aussi impatiente que terrifiée, j'ouvris les yeux et découvris cinq vampires aux visages d'anges, accueillants. Cette partie intérieure dont j'avais réussi à faire taire pendant de longs mois refit face, c'était mon passé qui ressurgissait, le mien. Même si la partie du puzzle la plus importante manquait à l'appel, j'étais sans doute sur la bonne voix pour tout reconstituer, ou la mauvaise. C'était dur, tout ce que je savais c'est que c'en était trop. Je tournai de l'oeil avant de plonger dans l'inconscience.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Pouvez-vous m'ajouter comme amis ? :)
Sinon, j'aimerai savoir ce que vous pensez vraiment de ce chapitre.
Qu'est-ce qui vous plait ? Qu'est-ce que vous n'aimez pas ?
Comment envisagez-vous la suite de l'histoire ?
J'attends une réponse à chacune de ces question ;)


Une Impression ? *

# Posté le lundi 22 juin 2009 05:59

Modifié le mercredi 05 août 2009 11:34

Chapitre 3 « Un pardon, une renaissance. »

Chapitre 3  « Un pardon, une renaissance. »


- Bella n'a jamais aimé les surprises.
- Je sais.
- Je pense que nous avons mal agi, c'est trop précipité pour elle.
- Non, elle doit savoir que nous ne lui en voulons pas.
- C'était quand même une mauvaise idée. Elle a besoin de temps.
- Elle se réveille dans sept minutes de toute façon.
- Elle a changé...
- Elle a meilleure mine comparé aux autres jours.
- Tu penses que -
- Non, il ne doit rien savoir.
- Il sentira son odeur, tu sais.
- Pas si j'arrange les choses. Faudra juste ne pas penser à ça en sa présence.


J'étais bouleversée, et je ne pense pas avoir trouvé le bon mot. J'avais tellement envie de murmurer son prénom, seul ce geste pouvait chasser mon cauchemar, et quand il me prendra dans ses bras, j'oublierai même cette mésaventure, mais mes lèvres ne frémirent même pas. Je me contentai d'écouter les bruits tout autour qui, j'espérais, éclaireront ma lanterne. C'était cette discussion qui me parvenait, de loin. Seules étaient ces deux voix que j'entendais disctinctement. Il y avait un bruit de fond aussi, désagréable. Comme si une foule de cent personnes parlait en même temps, c'était frustrant. Cependant, ce n'était pas cela qui chamboula mes réflexions, mais le fait qu'Esmé s'inquiète pour moi. Je savais que c'était moi dont elle parlait, incluant également Edward - il faisait partie de moi, non ? Dans ma tête, tout commençait à s'éclaircir soudain - je reliai chaque paroles pour en saisir le sens. Je guettais l'instant où mon cerveau aurait retrouvé la force d'ouvrir mes yeux pour vérifier les images que ma conscience me passait en boucle. Malheureusement, je n'étais pas encore prête. Mon esprit aussi ne l'était pas. Les murs que j'avais construit en moi afin de ne pas laisser la douleur s'infiltrer s'étaient effondrés. Mon semblant de bien-être également - ma vie était partie, ou plutôt je l'avais quittée. Je me souvins alors de la journée d'hier, d'avant-hier, d'il y a une semaine, d'un mois... Etais-je aussi cruelle ? En tout cas, j'espérais me retrouver plus bas aux enfers que je ne l'étais car cette souffrance, là où je me trouvais, était encore trop faible de celle que je méritais. Elle ne m'atteignait plus. Je priai Dieu, le Diable, tout le monde de me laisser périr d'une mort lente et douloureuse. J'essayai maintenant de conclure le cheminement de mes pensées - je ne fuyais pas les tourments, j'allais à leur rencontrer. Je n'avais pourtant pas été masochiste avant, jamais.


- Elle est...


Aucun mot n'arriva toutefois à mes oreilles. Peut-être, étais-je enfin là où la désolation était à chaque pas? Celle qui m'était destinée, la plus puissante et la plus meurtrière. Je ne pouvais plus rester ainsi, ignorer l'extérieur de ma bulle protectrice était à ne pas faire vu la tournure qu'a pris la journée de mon anniversaire. Une raison de plus d'haîr mon existence. Mes sens se réveillèrent bien plus rapidement que l'ordre n'arriva à mon cerveau - mes yeux s'ouvrirent afin de faire face à la surprise qui m'est réservée. Le choc qui devait m'accaparer tout à l'heure, lorsque je les vis pour la première fois depuis des mois me parvint seulement maintenant. Je n'arrivais toujours pas à définir d'un mot leur beauté. Ces ressemblances, tout en restant uniques, étaient frappantes. Comment les gens arrivaient-ils à rester insensible à leurs fortes personnalités? Est-il possible que personne n'ait été chercher plus loin que l'image qu'ils projettaient d'eux quotidiennement? Ou alors, ils maintenaient une barrière infranchissable avec les humains. Non, cette hypothèse ne tenait pas la route, sinon, j'aurai été une exception. Mais je les avais assez observés, ce que n'avaient pas fais les autres, pour ne pas me laisser prendre aux pièges. Je me considérais donc comme une des leurs, car j'étais moi aussi dans le secret et surtout, ils m'avaient accepté. Je me souvins alors de mon sentiment de bien être quand je passais mon temps en leur compagnie - j'avais l'impression d'être dans mon monde d'où ma certitude d'être née pour devenir vampire. A son tour, me vint en tête le souvenir le plus honteux et inexplicable de mon existence, le jour où j'avais décidé de changer mon avenir et tout ça, sur un coup de tête irréfléchi et immature. J'avais une excuse, certes bête, mais vraie. Il excellait dans tout ce qu'il entreprenait, alors que moi, j'étais maladroite dans tous les domaines. Je ne pouvais le mériter. Pourtant, je me sentais si bien en sa présence. Jamais je ne m'étais sentie aussi protégée et aimée qu'avec lui. Je savais que le bonheur ne pouvait être éternel et que mon avion se cracherait. Alors, je ne me réleverai pas toute seule, et lui, serait partit comme par magie. C'est peut-être pour ça que je décidai de m'en séparer, mais je n'avais pas imaginé que mon acte serait une erreur et qu'elle me ferra perdre la raison. Toutefois, il était mon premier grand amour, et ce dernier ne s'oublie pas. J'étais mal, et en plus, c'était par ma faute.


- Bella, commença Esmé de sa voix doucereuse.
- Enfin réveillée ! J'étais plus terrifiant que d'habitude ou quoi? tenta de plaisanter Emmett en me souriant.


Abasourdie par leur voix, je ne répondis rien. S'ils m'en voulaient, pourquoi me parlaient-ils aussi gentiment? J'inspectai les autres, à la recherche de la tempête, mais rien ne vint. Ces regards ne réflétant en aucun cas une once de reproche étaient vrillés sur le mien. Dieu que je me sentis mal à l'aise!


- Bella, répéta Esmé en s'asseyant sur le canapé à mes côtés, comment-te sens-tu ?
- Je ...


Ma voix flancha, les larmes s'échappèrent. Les gouttes étaient nombreuses et je me demandais si j'avais autant de place en moi. Je pleurais sans pouvoir m'arrêter. Mon dieu, ils sont là, me regardant avec cette amabilité, que je n'arrivais pas à comprendre, et avec de l'inquiètude.


- Je suis désolée, tenta-je.


C'était ça mon discours ? Je savais que je pouvais mieux faire. Je cherchai les mots justes, mais ils m'échappaient. L'improvisation était la dernière pensée à m'avoir traversée l'esprit. Peu avant, Alice m'apporta un verre d'eau en un temps record avant que je puisse m'étrangler avec le sanglot coincé dans ma gorge.


- Vous savez, j'ai essayé d'oublier, j'ai vraiment essayé. Mais ce... ça me hante, me lançai-je dans la mare aux crocodiles, aux vampires plutôt. Tous les jours... je me disais que ça allait passer, mais c'est comme un réveil qu'on ne peut plus recaler. Je me suis battue pour m'accrocher à l'instant présent et ne pas m'en souvenir, oui, mais mon c½ur... Et puis, je n'ai pas été à Jacksonville. J'espérais qu'il... que tout serait comme avant... J'ai été égoïste, méchante et encore, je ne sais pas quel adjectif est le bon... Je suis désolée, sincèrement désolée. Je regrette. J'ai toujours cette impression de faire un cauchemar...


Je pleurai de plus belle, priant pour que personne n'évoque son nom. J'avais peur de lever mon regard vers eux, car aucun d'eux n'avaient pris la peine de m'interrompre, pourtant, j'aurai juré que Rosalie l'aurait fais. J'évacuai par ces paroles tout ce qui s'était accumulé et que je n'avais pas partagé. Cette lancée de vérité me désarçonna. Au fur et à mesure que les mots sortaient de ma bouche, elles en devenaient pertinentes, car quelque chose en moi reconnaissait la vérité. C'était une cohérence vraie, mais malgré cela, mon c½ur ne se fit pas léger. Pendant longtemps, il n'eut qu'un silence, pesant pour ma part, car il s'agissait d'une attente qui me condamnera éternellement aux enfers, ou avec un peu de chance (qui n'arrivera pas – la chance avait tendance à me fuir), je me libérerai un peu de cette souffrance. Je m'obligeai finalement à lever la tête afin de ne pas rater leurs réactions. Malheureusement, rien ne me renseignait, ils étaient immobiles et ne trahissaient rien. Ils se contrôlent, me décidai-je, car il semblait inévitable qu'ils aient des envies de meurtre à mon encontre. Ils cherchaient certainement la moindre occasion de me faire payer l'erreur de mon existence et, j'étais sur à nonante-neuf virgule neuf pour cent qu'ils ne se gêneraient pas de m'étrangler, de me chasser à coup de pieds de leur maison ou encore quelque chose de ce genre. Toutefois, la seule chose dont je pouvais en être certaine était que ce calme apparent ne pouvait être réel. J'étais mal, je ne voulais pas être mal vue à leurs yeux. J'attendais la réponse finale, encore et encore. Toutefois, personne ne brisait le silence. Je me demandai si fuir serait une idée, mais à peine eu-je le temps de bouger un membre qu'Esmé prit la parole.


- Ce genre de chose arrive, Bella. Ed- je veux dire il savait que tu te lasserais de lui, tu n'es qu'une humaine après tout. Tes sentiments sont temporaires, changeables. Nous ne sommes pas en droit de te blâmer pour ça. Tout comme toi, nous avons souffert. Cette impression de t'avoir perdue était proprement dite insupportable, mais que pouvions-nous faire alors que tu nous avais bannis de ta vie ? En tout cas, nous le pensions jusqu'à aujourd'hui. Nous ne savions pas que tu étais mal toi aussi.
- Nous sommes désolés, Bella, intervint Jasper à mon plus grand étonnement.


Je le regardai incrédule, ils s'excusaient, eux ? Mais de quoi se rendaient-ils coupables ? Mon cerveau a stoppé toute activité tant j'étais ahurie et je m'ordonnai de continuer à respirer. Le monde était fou.


- De t'avoir amené ici. Nous ignorions que tu prendrais cela aussi fort à c½ur, mais en même temps, Alice nous a épargné tes réactions.
- A partir d'ici Bella, ta nouvelle vie commence, annonça Alice, ne me laissant même pas le temps de réagir face aux propos précédents.



~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Donc voilà, le troisième chapitre est enfin publiée !
Je l'avais écris depuis quelques mois déjà,
je suis tellement impatiente de le publier que je ne me suis pas relue.
J'espère que vous n'êtes pas déçu de ce chapitre autant que moi.
Autant vous dire, qu'il a été très compliqué à écrire et rassembler toutes mes idées.
J'y suis plus ou moins arrivée, mais si ce chapitre aurait été filmé,
ça aurait été le genre d'épisode à l'eau de rose, non ?
Bref, que pensez-vous ? Je veux les avis les plus sincères !
Je travaille en ce moment sur les retrouvailles pour un max d'émotions !
Je suis désolée de ce retard, mais à présent,
la fiction reprendra de plus belle :)
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
~ Vous m'avez énormément manqué ~

Une Impression ? *

# Posté le jeudi 25 juin 2009 05:39

Modifié le lundi 14 décembre 2009 08:44